Des ruches connectées à la maison de la nature

 

2 ruches d'abeilles noires ont été installées par l'association France Nature Environnement Loire à la Maison de la nature, au coeur du quartier stéphanois de la Cotonne.
Ces ruches possèdent des capteurs qui permettent de suivre l'évolution des essaims.

Soutenu par la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole, ce projet participe à la sauvegarde de l’abeille noire.

Chaque année, entre 30 000 à 70 000 abeilles sont accueillis par l'association France Nature Environnement Loire à la maison de la nature. Ces 2 nouvelles ruches connectées permettent de suivre le cycle des abeilles de façon innovante.

 

La conservation des abeilles noires, un objectif en faveur de la biodiversité

Le choix de l'abeille noire (apis mellifera mellifera)
L'abeille noire est d'assez grande taille, sa couleur est très sombre pour une meilleure absorption solaire, son abdomen est large et volumineux. Elle possède des poils nombreux et longs qui facilitent le transport du pollen dans les intempéries. Ses ailes et ses muscles thoraciques sont puissants, lui permettant de travailler dans le vent. Rustique, elle a aussi l'avantage de se débrouiller très bien sans l'aide de l'homme qui n'a pas besoin de la nourrir en dehors de conditions très exceptionnelles.

Pourquoi est-elle menacée de disparition ?
L’abeille noire est menacée de lente disparition. Comme toutes les abeilles, elle est victime des pesticides, des virus et autres parasites qui font qu’aujourd’hui environ un tiers des colonies meurt chaque année. Cette sous-espèce est aussi de moins en moins utilisée par les apiculteurs.

L'entretien des ruches
Les deux ruches sont gérées par le Syndicat Départemental d’Apiculture de la Loire.

 

Le suivi des abeilles noires en temps réel 

 

La mise en place de ces deux ruches connectées à la Maison de la Nature permet à l'association France Nature Environnement Loire d’avoir un support pédagogique afin de sensibiliser les enfants et les familles sur la thématique des abeilles : biologie, protection et menace, idées reçues et littérature.

Cette visualisation à distance du travail des abeilles est possible grâce à l'installation d'une caméra connectée et des courbes de suivi.  C'est une façon innovante de suivre en temps réel le cycle des abeilles et de mieux les connaitre.

Le capteur météo donne des informations sur l'ensoleillement (Sun), la température (Temp), le taux d'humidité (humidity) et la pression atmosphérique (Atmo pressure).

 

Le 2ème capteur évalue le poids des ruches. Il permet de déduire la quantité de réserves que l’essaim a recueilli jusqu’en automne dans le "corps de ruche" pour se nourrir l’hiver. Si les réserves diminuent trop, l’apiculteur peut approvisionner, sans ouvrir le corps de ruche, de la nourriture adaptée pour que les abeilles puissent atteindre le printemps. 

 

La caméra connectée 

 


Que se passe-t-il dans la ruche au printemps ?

C’est le réveil de colonies qui s’amorce tout doucement à partir de mars…

Cette année, en février, le soleil nous a surpris et laissait présager un retour des températures douces pour la toute fin de mois. C’était sans compter sur le Moscou-Paris, ce froid glacial venu de Russie qui s’est abattu sur le territoire français fin février et première semaine de mars. Cela a engendré une chute vertigineuse des températures. Les maximales ont atteint à peine – 4° C à 0 °C. Autant dire que pour les abeilles, il était préférable de rester encore au chaud quelques temps.

Les coups de froid répétés on mis à mal les colonies. Les abeilles ont été obligées de ventiler plus fort pour maintenir des températures élevées, ce qui finit par les épuiser.
Le froid qui a démarré prématurément dès l’automne 2018 et qui s’est prolongé tout l’hiver n’a pas permis aux abeilles d’effectuer correctement leur vol de propreté pour évacuer leur déjections. Ce vol de propreté est crucial et permet de maintenir des conditions saines au sein des colonies.

Le redoux tant attendu ne s’est produit qu’à partir de la deuxième semaine de mars. La reine avait donc repris sa ponte et les abeilles devaient maintenir une température élevée au sein de la ruche entre 20 et 25°C.
Ces fluctuations ont sans doute provoqué l’essaimage d’une première ruche le 19 avril, et celui de la seconde ruche le 7 mai.

Le saviez-vous ?
C’est le moment de planter si vous souhaitez que vos petites abeilles aient de quoi se restaurer au printemps…

 

Lexique
  • Un essaim : un ensemble des abeilles présentes dans une ruche.
  • Le corps de ruche  :la partie inférieure de la ruchequi permet aux abeilles d'y vivre toute l’année et de survivre l’hiver. L’apiculteur pose par-dessus le corps de ruche des "hausses" qui permettent de recueillir le miel.

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